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Fissures : extraits de presse
Au gré de souvenirs, de rencontres, de moments infimes, d'images fugitives, de lectures, de faits divers, c'est tout le rapport à l'humain que ces textes, d'une densité exemplaire, reconstruisent comme on le fait d'un tyrannosaure à partir d'une vertèbre.
Posée froidement, la question fondamentale est simple et relève de l'ironie socratique: pourquoi est-il normal qu'en tout ce que nous faisons nous soyons aussi cons et aussi méchants alors que cela nous fait tant de mal?
Ghislain Cotton – Le Vif / L'Express – 19/07/1996
Cela se présente un peu comme un traité de sociologie poétique. Un répertoire d'us et coutumes ordinaires, à multiples entrées. Un catalogue de constats modestes sur l'infra-quotidien. Une encyclopédie des comportements microscopiques. L'auteur agit en moraliste, c'est sûr, mais cela n'exclut pas un humour « décoiffant ». On peut jeter sur nos attitudes les plus banales le regard modeste et faussement détaché d'une visionnaire...
Pierre Mertens – Le Soir – 31/07/1996
Elisa Brune observe les gens un peu comme on les regarde lorsqu'on se trouve être leur vis-à-vis dans un trajet de chemin de fer. Elle les scrute à la dérobée, mais avec attention. Elle le fait sans complaisance ni mépris, avec intransigeance, cruauté, lucidité et un reste d'enfance où affleurent fraîcheur du regard et révolte de l'être.
Monique Verdussen – La Libre Belgique – 23/08/1996
Elisa Brune fait une entrée remarquée en littérature. Dans une suite de textes courts, elle raconte le spectacle de la vie. Cruelle, lucide, exigeante, entière.
Gaël – décembre 1996
C'est une suite de croquis de la vie, toute crue, de descriptions vives, de notes, d'aveux, de réflexions fulgurantes sur l'amour, la mort... L'intelligence du coeur, et plus encore, l'écriture virtuose, gracieuse, inventive, font de Fissures un excellent livre.
Bernard Gheur – La Meuse – 28/09/1996
Raccommoder son journal intime, où l'on consigne ses impressions sur l'univers, mieux, mettre en scène sa propre petite personne, centre d'un monde fait de terrasses de cafés, de conversations d'autobus et de rencontres toutes plus magiques les unes que les autres... voilà bien la meilleure façon de n'intéresser aucun éditeur.
Elisa ose le péril et donne à lire Fissures, chapelet d'histoires sur la banalité de la journée. Elisa pense tout haut. L'accent est sincère, même et surtout dans ses tentations les plus primaires. Livre pointilliste, Fissures dit toute la vérité sur le talent de son auteur lorsqu'on prend les deux pas de recul nécessaire. De près, c'est trouble. De loin, c'est assez troublant.
Sébastien Ministru – Télé Moustique – 17/10/1996