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Petite révision du ciel – Quatrième

Vincent, dans la fleur de l'âge, a tout pour être heureux. Mais le bonheur n'est pas si simple à gouverner. Un beau jour, le jeune cadre promis à un brillant avenir plaque tout et recommence à zéro, avec un esprit de méthode très particulier.

« A l'école, à l'université, je voulais tout comprendre, que rien ne m'échappe, ne reste obscur. Les mathématiques exerçaient sur moi une fascination particulière parce qu'elles se déploient majestueusement, théorème après théorème, comme une fougère en pleine croissance, et se déroulent jusqu’à atteindre, en extension maximale, la pointe de chaque démonstration. Je voulais travailler sur des questions qui après mon passage rendent l’âme pour de bon, et qu'il ne faille plus revenir là-dessus.
Les maths ont presque tenu leurs promesses, presque mais, comme chez les Gaulois, il reste un village qui refuse de se soumettre, un groupe de propositions indécidables, un principe d'incertitude ou un théorème d'incomplétude, et ce petit défaut dans l'édifice gâche tout - c’est la verrue sur le nez de Cléopâtre. »

On ouvre le livre d'Élisa Brune comme une boîte à musique, et on tombe sous le charme d'une drôle de mélodie, toujours juste même si elle joue sur nos dissonances, cristalline même quand elle se fait cruelle. Entre observations réalistes – les tableaux de la vie professionnelle d'un jeune cadre sont à se pincer de justesse et d'humour – et considérations métaphysico-scientifiques, une subtile vérité se fait entendre. Même les scènes les plus torrides, relatées du point de vue masculin avec une vraisemblance audacieuse, sont imprégnées d'une fraîcheur poétique, à l'image de l'auteur, une jeune femme talentueuse, impertinente et mystérieuse.