LIVRES




QUATRIEME DE COUVERTURE :: PREMIERES PAGES :: PRESSE
























La tournante – Extraits de presse

Elisa Brune s'empare d'un fait divers – une affaire de viols à répétition – dont elle cherche à cerner les causes, autant que le sens plus général qui peut s'en dégager. Son écriture ne se situe pas du côté de la morale, ne cherche pas à édifier. Froidement, chirurgicalement, avec un inlassable acharnement, la romancière décortique le petit fouillis des vies personnelles et le grand désordre qui les abrite. Dans un livre dévastateur, d'une implacable lucidité.
Jean-Claude Lebrun – L'Humanité – 25/10/2001

Elisa Brune nous plonge dans un univers glauque et sordide où des lycéennes se livrent, ou sont livrées, à des garçons désireux de satisfaire collectivement leur libido. Et gare à qui veut y échapper. Ses héroïnes l'apprendront à leurs dépens au terme de ce livre plutôt bien troussé.
Patrick Girard – Marianne – 27/08/2001

L'ensemble ressemble à une sérieuse enquête de journaliste, ou à un recueil de nouvelles abordant un thème commun. L'auteur sait varier les styles en fonction des personnages qu'elle fait parler. On ne verse jamais dans le scabreux, mais on comprend mieux les différences d'interprétation qui surviennent lorsque plusieurs acteurs parlent d'un même événement. Un livre subtil et intéressant.
Jérôme Béglé – Le Figaro Littéraire – 15/11/2001

Elisa Brune entre de plain-pied dans le registre du roman reportage. Ce courant nouveau, dont Houellebecq est l'un des meneurs à sa manière, contrebalance l'excès de complaisance égocentrique qui contamine une bonne part du roman français d'aujourd'hui. Elisa Brune, à la différence de Houellebecq, ne se permet pas de commentaire. Elle donne la parole au maximum d'intervenants, accumule les témoignages, cite même des extraits de presse tels quels. Cela donne un roman choral sur l'un des aspects les plus plus glauques des moeurs d'aujourd'hui.
Jacques De Decker – Le Soir – 29/08/2001

Une des subtilités du livre consiste à se présenter lui-même comme une « tournante », où une vingtaine de personnes, liées de quelque façon au drame vécu par la jeune Marion, interviennent tour à tour.
Toutefois, il ne s'agit pas d'un document, même si le récit est « terriblement » instructif, mais bien d'un roman où la finesse psychologique, le regard acéré ainsi que la subtilité de la construction créent cet univers en trois dimensions où la perception sensible et multiple transcende tous les artifices de la démonstration. Mais, bien entendu, rien n'empêche qu'un vrai roman soit aussi ce cri dérangeant de qui n'écrit pas pour passer le temps.
Ghislain Cotton – Le Vif / L'Express – 07/09/2001

Elisa Brune s'interroge sur le recul des rapports entre hommes et femmes. Le roman met un soin tout particulier à épingler les salauds quelle que soit leur origine et à ne commettre aucun amalgame. Cette chronique d'un désastre s'emploie à soulever toutes les questions, tous les désarrois des générations confondues face au vide d'idéal fondateur qui voit l'humanité reculer et laisser place à la sauvagerie.
Sophie Creuz – L'Echo – septembre 2001

Elisa Brune entend ne pas écrire pour ne rien dire. Elle dit donc, fustigeant d'un regard acéré et impitoyable les inconséquences, les dérives et les atrocités d'un monde qui n'a plus guère de références au Bien ou au Mal. Son roman est sûrement nécessaire. Il ouvre avec détermination et audace un débat urgent.
Monique Verdussen – La Libre Belgique – 10/10/2001

Ce roman est le premier à pointer du doigt le procédé des tournantes et nous amène à réfléchir à la représentation que nos ados se font du sexe, de la femme et, par extension, de l'amour.
Marie-Claire – décembre 2001